LA DYNAMIQUE DES LICENCES Posté le 30 avril 2012 Aucun commentaire

Les 11 et 12 avril derniers, la 9ème édition du Kazachok Licensing Forum a fait une nouvelle fois le plein et confirmé la bonne tenue du marché des licences. Les enfants, du tout petit à l’ado, sont la cible privilégiée des marques qui multiplient les jeux, jouets, jeux vidéo, vêtements, papeterie, édition… mais les licences échappent de moins en moins au monde des adultes qui, après tout, sont aussi en quête de produits incarnés par des héros. Les jeunes adultes, entre 20 et 35 ans, apprécient ce qui leur rappelle leur enfance et cherchent à recréer un lien émotionnel avec des produits qui, sans être forcément nostalgiques, créent un lien émotionnel fort.

La télévision et le cinéma demeurent un relais de licences toujours très porteurs, les adultes (comme les plus jeunes) aiment retrouver leurs stars et leurs programmes favoris à travers des produits dérivés : beaux livres, DVD collector, BD, lunettes de soleil, montres, bijoux, agendas, mugs… Dans un autre registre, la presse, les magazines sont aussi des vecteurs potentiels de licences. A condition que ce soit des marques fortes comme Femme Actuelle, Geo, Elle, GQ, etc., et à condition que la ligne éditoriale soit respectée et suffisamment riche pour imaginer des produits et des services en phase avec la fidélité des lecteurs. Un magazine est un support de proximité et de passion, les éditeurs de presse doivent être soucieux de ne pas tomber dans le dévoilement de licences banales avec des produits essentiellement opportunistes.

Stars à tous les étages

La 9ème édition du Kazachok Licensing Forum a dégagé trois tendances qui mettent en perspectives la forte prégnance du grand et du petit écran.

Première tendance : les personnages de BD qui prennent vie à l’écran.
Sont sortis ce premier trimestre 2012, The Avengers et le Marsupilami. A venir en 2013, Superdupont, Boule et Bill ; en 2014, Les Krostons avec Jean Reno, Virginie Ledoyen et Michael Sheen… Mais aussi Tintin 2, Les Schtroumpfs 2…

Seconde tendance : les personnalités de la télévision qui déclinent leur image en licence.
A l’instar des acteurs de la série Bref sur Canal +, des chefs comme Cyril Lignac, des candidats des jeux télévisées, etc.

Troisième tendance : le Vintage qui est plus que jamais à l’ordre du jour.
Là encore la télévision surfe sur la vague et profite de la seconde vie de séries cultes comme Beverly Hills ou Happy Days ; ou alors remet sur le devant de la scène des personnages connus de l’enfance des adultes, voire des seniors : Emilie, Calimero, Vic le Viking, Martine, les Tortues Ninja…

Dominique Cuvillier, captologue et auteur de « Capter les tendances » paru chez Dunod en mars 2012.

PLUS PRES DE TOI… Posté le Aucun commentaire

Selon une étude TNS Sofres, trois quarts des utilisateurs français de téléphonie mobile souhaitent être géolocalisés, ils sont deux tiers au niveau international : autant d’importantes opportunités pour les entreprises à l’heure où les services de géolocalisation prennent de l’ampleur. Ces services devraient bénéficier de la plus forte croissance au niveau mondial : aujourd’hui que plus de 60% de ceux qui n’utilisent pas encore ces services souhaiteraient y avoir désormais recours ; l’intérêt est légèrement supérieur en France (64%). Mobile Life, l’étude annuelle de TNS Sofres qui décrypte l’utilisation de la téléphonie mobile auprès de 48.000 personnes dans 58 pays, montre que la majorité des gens dans le monde perçoivent à présent l’avantage de partager leur localisation pour bénéficier de services particuliers.

Les principales conclusions de cette étude montrent que les services et applications utilisés varient considérablement d’une région à une autre.

Les services de géolocalisation entrent dans la norme

Déjà 31% des équipés français utilisent ces services, (contre 19% au niveau mondial) et 64% souhaitent y avoir recours à l’avenir. La navigation avec cartes et GPS est actuellement le principal levier de croissance de ces services en France (42%) où leur utilisation est également forte pour localiser des restaurants ou des lieux de sortie (30%), ou des points d’intérêt à proximité (29%). 20% l’utilisent aussi pour trouver des horaires de transports publics.

Mais l’étude révèle, qu’en France, les utilisateurs actuels de réseaux sociaux sont encore peu nombreux (7% contre 13% au niveau mondial) à partager leur localisation (« check-in ») par l’intermédiaire de plates-formes comme Foursquare ou Facebook Places, ce qui est stable par rapport à 2011.

Si les utilisateurs des services de géolocalisation perçoivent désormais l’intérêt de partager leur localisation avec les marques et enseignes au niveau mondial, cet engouement est encore timide en France. Seuls 8% des Français déclarent trouver la publicité mobile intéressante dans la mesure où elle leur propose une offre utilisable à proximité (contre 21% au niveau global) et 6,5% choisissent de se géolocaliser pour bénéficier d’offres spéciales et coupons (12,5% au niveau global). Parmi les Français qui utilisent ou souhaitent utiliser ces offres promotionnelles, 46% (contre seulement 33% au niveau global) se disent favorables à la réception d’offres des magasins dont ils se trouvent à proximité dans la mesure où ils apprécient ces enseignes.

Des usages hétérogènes selon les zones géographiques

Alors que l’étude montre une volonté croissante d’utiliser les services de géolocalisation, elle met également en évidence des différences importantes en ce qui concerne les motivations d’adoption de ce type de service selon les zones géographiques.

Parmi tous les utilisateurs actuels de services de géolocalisation, les Latino-Américains sont les plus nombreux à le faire pour trouver des amis à proximité : 39% d’entre eux expliquent que c’est une des raisons principales pour lesquelles ils partagent leur localisation, alors qu’ils sont seulement 11% en Inde. Ce taux atteint 9% à peine en Amérique du Nord et est un peu plus élevé en France (15%). Les utilisations de la géolocalisation diffèrent aussi de manière importante selon les régions. Par exemple, dans les marchés asiatiques développés, 36% des personnes les utilisent pour trouver des restaurants et des lieux de divertissement à proximité, alors qu’en Chine ce chiffre tombe à 17%. Cela place la Chine bien en-dessous de la France (30%) et encore davantage des Etats-Unis (42%).

Frédérique Bonhomme, Directrice de Projet de la Digital Factory de TNS Sofres, explique ces différences : « Ces variations régionales mettent en évidence l’importance d’opter pour une stratégie ciblée en matière de marketing géolocalisé. Les services de géolocalisation apportent aux Responsables Marketing des possibilités d’engagement et de ciblage sans précédent. Mais attention : pour ne pas être perçus comme intrusifs, ces services doivent s’adapter aux spécificités de chaque marché en matière de relation consommateurs-marques. Lorsque les marques font bien les choses, il existe un véritable potentiel de croissance en termes de ventes, de fidélité et d’engagement. »

Michel Bérain

Pour lire l’étude : http://www.tnsglobal.com/mobilelife

LA MOTIVATION DES COLLABORATEURS A UN EFFET DIRECT SUR LA SATISFACTION CLIENT Posté le Aucun commentaire

Le lien entre la satisfaction des employés et celle des clients est indiscutable. Des employés heureux ne signifient pas uniquement que ces employés ont le moral mais qu’ils seront plus efficaces et plus appliqués. Selon une récente étude de Gallup, le désengagement des employés coûte plus de $ 300 milliards par an à l’industrie américaine. Une autre étude montre que 72% des employés motivés sont persuadés qu’ils peuvent influencer positivement le service clients. Cette étude visait à déterminer l’impact des employés motivés sur la satisfaction des clients.

Premièrement, le niveau d’engagement des employés a un impact sur la satisfaction des services fournis aux clients. A chaque augmentation de deux points de la motivation de l’employé, la satisfaction du client augmente d’un point.

Deuxièmement, globalement environ 20% des variations sur le score de satisfaction sont liées aux changements de scores des employés.

Dans son étude, Gallup cite Jack Welch, CEO de General Electric, qui aurait déclaré un jour : « Toute société qui s’est engagée dans la compétition avec ses concurrents doit trouver un moyen pour capter l’esprit de chacun de ses employés ». Gallup estime que c’est particulièrement vrai pour les sociétés de service où presque toute la valeur d’une entreprise se fait sur chacun de ses employés. Un employé modèle répondra par l’affirmatif à l’étude. Ces questions montrent une corrélation de l’attitude des employés avec cinq mesures de résultats : maintien en poste, productivité, satisfaction du client, sécurité et profitabilité.

Ce que les études montrent, c’est que vous et moi pouvons en être témoins dans la vie de tous les jours. Qui n’a pas connu une mauvaise expérience dans un restaurant où un serveur tardait à prendre votre commande. Son comportement affecte votre perception du restaurant mais il affecte aussi votre appréciation des plats qui vous sont servis et conduit rapidement à votre mécontentement.

Et cela est valable pour n’importe quel secteur de l’industrie, qu’il s’agisse des télécommunications, des services financiers ou de la grande distribution : l’infidélité devient à la fois plus facile et plus tentante grâce à de nouvelles offres sans cesse proposées. Mais au bout du compte, aujourd’hui aucune entreprise ne peut se payer le luxe de perdre ses clients et plus particulièrement à cause de mauvaises performances de ses employés. Alors quelle réponse donner à ce problème ?

Un facteur essentiel de réussite est un changement culturel : il s’agit de la Voix du Client. La plupart du temps les entreprises ont pour objectif premier d’améliorer la qualité de leurs relations avec leurs clients. Pour que nos clients puissent y parvenir, notre équipe « Customer Transformation » recommande toujours de se recentrer et de dynamiser les équipes en première ligne grâce un engagement et une adhésion accrue. Cela les aide à comprendre et à croire en ce que l’entreprise essaie de réaliser, par cet engagement l’ensemble de l’expérience client s’améliore.

Arnaud Guénégan, directeur commercial NICE Systems

DES MARQUES QUI TOMBENT Posté le Aucun commentaire

Deux géants de la technologie, Sony et Nokia, sont aujourd’hui dans une position économique plus qu’alarmante. Comment expliquer un tel déclin, une telle perte de vitesse ? Des ratés stratégiques expliquent —en partie— la dérive de ces deux marques fortes.

Les marques Sony et Nokia, toutes deux considérées comme indétrônables, ont fait de terribles déclarations récemment ; ce qui amène à se poser la question suivante : quel est le juste retour des choses après une allocation substantielle de ressources en faveur de projets innovants ? Les deux firmes ont consacré des milliards de dollars à la recherche et développement et ont sorti des nouveaux produits à un rythme bien plus soutenu que leurs concurrents. Alors que Sony a développé des produits novateurs du Walkman à la Playstation, Nokia a mis sur le marché les téléphones portables à écran tactile bien avant que l’Iphone ne fasse son entrée dans ce segment en 2007.

La réponse la plus évident à la question du retour sur investissement serait que les entreprises qui allouent ces ressources substantielles à l’innovation peuvent booster leurs performances bien en amont des autres. Alors pourquoi Sony et Nokia ne sont-ils pas parvenus à capitaliser sur leurs investissements ? Pourquoi n’ont-ils plus aucun « produit-star » dans leurs portfolios ? Est-ce à cause de l’organisation de leur R&D ? Est-ce parce que les deux ont joué dans la catégorie multi-produits et se sont quelque peu perdus alors qu’ils traversaient une phase de croissance exceptionnelle ? Ou est-ce parce qu’ils ont tous deux focalisé leur attention sur les marchés émergents à fort potentiel de croissance et se sont égarés en construisant l’entreprise de la prochaine génération ?

Nokia mesure son succès dans les parts de marché qu’ils possèdent dans des pays tels que l’Inde, où elle fut un leader incontesté durant une longue période et pouvait se permettre d’ignorer Apple, qui se concentrait sur les Etats-Unis et les pays Européens. Aujourd’hui, Nokia perd son gagne-pain à la fois dans les marchés émergents, mais aussi dans les pays développés, car les consommateurs sont passés à des appareils Android ou iOS. Sony, de l’autre côté, a vu ses fournisseurs —comme Samsung— émerger à des positions de top concurrents sur des segments-clés comme la télévision. Les deux mastodontes sont maintenant éveillés mais la fin de l’Age de glace a peut-être déjà sonné.

Ajay Bhalla, professeur en innovation mondiale à la Cass Business School

ETRE OU NE PAS ETRE RUPTURISTE Posté le 1 avril 2012 Aucun commentaire

Dans un environnement fortement concurrentiel et ce quel que soit le secteur, les entreprises cherchent des parades marketing pour attirer les bonnes grâces des consommateurs. Des parades marketing dont elles abusent parfois faute d’innovations remarquables et tangibles.

Sur le marché des produits laitiers et plus spécifiquement des yaourts, les marques nationales se battent pour occuper des linéaires encombrées de produits « me too » et de MDD qui captent presque 50% des ventes en volumes.

Le design est dans le pot, la rupture dans le linéaire

La filiale Produits Frais du groupe Danone a décidé de modifier l’esthétique de ses pots —qui date de 40 ans— en adoptant un design plus fluide, avec une base arrondie qui faciliterait une meilleure « cuillérabilité » (sic !), selon la marque qui précise avoir augmenter ses ventes de 3% en Espagne où les nouveaux pots sont déjà présents. Cette esthétique n’est en rien rupturiste, ce qui l’est, c’est la nouvelle théâtralisation du rayon des produits laitiers : Danone a décidé de mettre en scène des armoires réfrigérées de couleur noire éclairées par des spots LED. Ce coloris n’est pas innovant dans l’alimentaire, les packagings existent déjà, par contre, il est nouveau dans le secteur bleu-blanc-vert des produits laitiers.

Un merchandising rupturiste est une façon d’apporter de la surprise dans le banal, le trop familier. Avec un bémol pourtant, le consommateur est habitué à zapper d’une offre à l’autre continuellement, il est aussi souvent conservateur. Et dans tous les cas de figure, il se projette rarement par anticipation, surtout face à une innovation qui modifie un usage, un geste, une habitude. Cela dit, les marques sont dans « l’obligation » de prendre des risques, d’oser bousculer les idées reçues. En prenant garde de ne pas confondre rupturiste et futuriste, en effet, aller trop loin dans l’anticipation peut être dommageable. Danone a connu un échec cuisant en 2007 avec Essensis, son yaourt « censé nourrir la peau de l’intérieur », un produit rupturiste dans un packaging rose flash et argent. La « dermonutrition » et les nouveaux gestes beauté à manger sont une tendance qui demande à être peaufinée pour convaincre et rompre le conservatisme des consommateurs.

Dominique Cuvillier, captologue et auteur de « Capter les tendances » paru chez Dunod en mars 2012, en vente dans toutes les librairies.

GOOGLE : SUGGERER, C’EST INJURIER Posté le Aucun commentaire

Face à la multiplication des atteintes susceptibles d’intervenir via Internet, les titulaires de marques, déjà sensibilisés à l’impérieuse nécessité de mettre en place une stratégie de veille, doivent sans cesse adopter une attitude proactive.

En effet, la multiplicité des supports d’expression et des nouveaux services de recherche/indexation contribue à accélérer la propagation de l’information, et partant, des atteintes potentielles aux droits à l’image ou de propriété intellectuelle.

A cet égard, il ne se passe désormais plus un mois sans que les services proposés par la firme de Mountain View ne défrayent la chronique judiciaire.

À nouveau (1) mis en cause : l’outil d’aide à la recherche Google Suggest, qui comme son nom l’indique, permet de suggérer aux utilisateurs, en cours de saisie, des requêtes en fonction des premiers mots indiqués dans le champ de recherche.

En l’espèce, la société Lyonnaise de Garantie avait pris le soin de faire constater que le terme ‘escroc’ était automatiquement suggéré lors de requêtes effectuées sur sa dénomination sociale, par l’entremise de l’incontournable moteur de recherche.

En défense, Google rétorquait que la suggestion de recherche proposée résultait d’un système automatisé recensant les termes et libellés les plus fréquemment utilisés par les internautes.

Condamnée en première instance (2), Google releva appel de la décision au motif que « le simple agrégat de mots-clés […] ne peut constituer l’injure » ; les suggestions étant effectivement le résultat d’algorithmes et non d’un choix éditorial susceptible de présenter une allégation diffamatoire.

L’argument n’a pas convaincu la Cour d’appel de Paris (3) estimant que le recours au procédé algorithmique n’était qu’un moyen d’organiser et de « présenter lesdites pensées », en l’espèce injurieuses et, qu’au surplus, Google avait la possibilité d’effectuer un tri préalable des informations proposées, notamment afin de retirer des propos racistes ou pornographiques.

Nul doute que les titulaires de marques, déjà sensibilisés à la nécessité mettre en place une surveillance des régies publicitaires (Google Adwords, notamment), regarderont désormais de plus près les suggestions associées à leurs signes distinctifs.

William Lobelson, Julien Fialletout, Conseils en propriété industrielle Cabinet Germain & Maureau

1- Pour les précédentes affaires voir notamment, TGI de Paris 10 juillet, 4 décembre 2009 et 8 septembre 2010, Cour d’appel Paris 9 décembre 2009.
2- Tribunal de grande instance de Paris 17ème chambre presse-civile Jugement du 18 mai 2011.
3- Cour d’appel de Paris pôle 2, chambre 7 Arrêt du 14 décembre 2011.

BEST RETAIL BRAND, L’OBSESSION DE LA NOTATION Posté le Aucun commentaire

Sur le plan international, Les marques qui ressortent clairement du classement Best Retail Brand 2012 sont soit des marques qui ont un positionnement très clair (une USP-Unique Selling Proposition telles Walmart, Darty, Leroy Merlin ou Décathlon) ou bien des marques qui ont une vraie force de scénarisation (Sephora, l’Occitane, Old Navy).

On peut d’ailleurs relever une distinction culturelle entre d’une part les marques d’enseigne les plus fortes des pays du Nord qui sont souvent des trademarks avec une approche critique de la valeur (le meilleur rapport qualité prix à l’instar de Walmart) et des marques d’enseignes des pays du Sud qui ont plus de contenu et un imaginaire plus riche. S’opposent ici deux façons d’envisager ce qu’est une marque, ce qu’est une enseigne et bien évidemment ce qui fonde la valeur d’une marque.

Dans les prochaines éditions, aux critères d’agilité (animation physique et virtuelle des lieux de vente) et de qualité de service qui ont prévalu cette année, il pourrait être pertinent d’ajouter de nouveaux critères d’évaluation auxquels les clients sont également sensibles comme par exemple :

• le pouvoir d’évocation émotionnelle des marques et leur force d’attachement,
• la personnalité des marques,
• la dimension sociétale de la marque dans sa capacité à prendre position sur des enjeux de société.

Ceci permettrait d’aller plus loin en distinguant les marques emblématiques (celles dotées d’un imaginaire fort) des trademarks (noms de marques à forte notoriété et à forte puissance commerciale mais sans réel imaginaire associé). Comme tout classement, le Best Retail Brand renforce notre obsession de la notation. La culture occidentale aime les classements. On classe les villes, les hôpitaux, les lycées, de même que les grandes écoles et les universités, mais peut-on classer les marques ?

Par ailleurs, un tel classement des marques ne permet pas véritablement de tenir compte du caractère essentiellement multidimensionnel de la valeur d’une marque. Une marque peut avoir par exemple un faible pouvoir de marché (notoriété, part de marché, etc.) et pour autant emblématiser un fort pouvoir émotionnel ou d’affinité communautaire. D’où la nécessité de compléter un tel classement par une analyse de profils de marque qui laissent envisager des logiques foncièrement différentes en termes de construction et de gestion de la marque.

C’est pourquoi, rien ne semble distinguer ce classement de la valeur des marques, d’un classement des enseignes selon un critère de chiffre d’affaires ou de rentabilité au m2. Il y a potentiellement un risque induit à vouloir classer les marques et que les classements soient exclusivement perçus comme des outils destinés à rassurer investisseurs ou franchisés, ce qui représenterait à mon sens un véritable danger pour l’économie des marques.

Benoît Heilbrunn, professeur et directeur scientifique du Mastère Spécialisé Marketing & Communication ESCP Europe

LA METEO AU SERVICE DU MARKETING Posté le Aucun commentaire

Un des objectifs du département marketing des entreprises est de mieux connaître les consommateurs afin de développer des produits répondant à leurs attentes et d’adapter  sa communication en poussant les bons messages. Partant du constat que la météo influence le comportement d’achat des consommateurs, l’analyse de leur profil de météo-sensibilité représente aujourd’hui un important levier de compétitivité.

C’est un fait, 70% de l’économie est météo-sensible. La grande consommation, la distribution, le textile, l’énergie, l’agriculture, le transport, l’assurance, le tourisme, les loisirs ou encore la santé sont des secteurs économiques sensibles aux fluctuations météorologiques. Une étude Climpatc a permis de révéler que sur 305 catégories de produits de grande consommation analysées, 180 catégories alimentaires et non alimentaires, soit 60%, sont favorisées ou pénalisées par les variations météorologiques. A ce facteur météo s’ajoutent d’autres variables comme la région, le format ou le packaging et la marque, complexifiant ainsi l’analyse du comportement d’achat des individus.

A titre d’exemple, une même température de 25°C ne déclenchera pas l’achat des mêmes produits chez un habitant du sud de la France ou chez un lillois. Catégorie particulièrement météo-sensible, les eaux minérales illustrent bien ce constat. Parmi les facteurs qui déclenchent la vente des eaux minérales, les températures et l’ensoleillement jouent un rôle déterminant. Toutefois, les quantités vont variées selon les régions et la consommation sera différente suivant l’image et le positionnement de la marque ; l’eau à « image minceur » sera consommée différemment de celle à image « bébé », et suivant le format, la bouteille d’1,5l sera elle aussi consommée différemment de la bouteille de 33cl…

La difficulté réside donc dans la mesure et la compréhension de l’impact de la météo au niveau le plus fin, de la catégorie de produit ou service jusqu’au point de vente. Dégager des « profils de météo-sensibilité » permet alors d’enrichir la connaissance de ses clients.

Les panelistes peuvent améliorer leurs études et la connaissance des personnes étudiées, en ajoutant un indicateur complémentaire : la météo. Celui-ci leur permet d’affiner l’analyse du comportement des consommateurs, clients, individus, selon les catégories socio-professionnelles et les tranches d’âges.

Les départements « marketing » peuvent, pour une meilleure connaissance de leur marché, connaître le niveau de contribution de la météo à celui-ci, afin d’en comprendre l’évolution réelle « hors effet climat » et d’en anticiper les tendances sur leur marché, leur marque ou leur produit.  Pourquoi faire une promotion sur un produit, une semaine donnée, alors que la météo favorisera et portera la vente de celui-ci ?

L’analyse du profil de météo-sensibilité des porteurs de cartes de fidélités représente un outil marketing stratégique puissant puisqu’elle élève significativement le niveau de connaissance du client. Anticiper ce que son client va acheter lorsqu’il fera 8°, 12° ou 24° permet de mettre en place les actions marketing adéquates au bon moment. Avec un seul objectif : optimiser la performance du marketing pour augmenter ses parts de marché et fidéliser sa clientèle.

Les départements « communication » peuvent développer des campagnes de communication et d’e-marketing poussées en tenant compte de la météo. Grâce à la fiabilité de la météo à deux semaines et la réactivité qu’offrent les actions d’e-marketing, la communication voit l’impact de ses actions optimisé et bénéficie alors d’une vision plus juste de la demande, permettant d’adopter une stratégie gagnante : adapter à l’avance son média planning, ses publicités, ses bannières web selon que la météo favorise ou pénalise la vente de son produit ou service, envoyer un emailing à sa base de clients les plus fidèles pour leur permettre de bénéficier d’une offre promotionnelle sur un produit dont le stock est élevé et dont la météo portera les ventes la semaine suivante…

Quel spécialiste du marketing ne rêve pas de mieux connaître ce que son client va acheter comme produit ou service selon sa catégorie socio-professionnelle, sa tranche d’âge, selon la marque, le format, le conditionnement, selon les régions, suivant la météo…. La compétitivité climatique offre une stratégie adaptée pour répondre aux nouvelles attentes des services marketing et communication qui souhaitent affiner la connaissance de leurs clients afin d’optimiser la performance et les résultats de leurs actions.

Laurent Soulé, Responsable Commercial de Climpact

LES PAYS EMERGENTS, UNE FORMIDABLE OPPORTUNITE POUR LES MARQUES ? Posté le 29 février 2012 Aucun commentaire

L’étude Digital Life publiée par le groupe TNS, un des leaders mondiaux des études marketing & d’opinion, révèle que les utilisateurs les plus férus d’Internet se situent désormais dans des pays à forte croissance comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRIC). Internet développe leur confiance en eux et s’impose comme un nouveau moyen d’expression, laissant entrevoir de nouvelles opportunités pour les marques de dialoguer avec ces nouveaux consommateurs on line.

Internet, nouveau moyen d’expression des populations des pays a forte croissance

Dans les pays a forte croissance*, les consommateurs sont très friands d’Internet. Le fait d’avoir accès à cette nouvelle ressource va rapidement changer leur vie.

Au fur et a mesure que les infrastructures se développent, faisant découvrir a ces nouveaux inities tout le potentiel du Web, ceux-ci l’utilisent pour élargir leurs horizons. À la question de savoir si Internet leur a permis d’accroitre leur confiance en eux, seuls 12 % des internautes français et allemands répondent positivement, tandis qu’ils sont 42 % en Chine, 52 % en Inde et 55 % au Vietnam, avec un pic en Arabie saoudite où près de quatre internautes sur cinq (79 %) se sentent plus confiants sur le Web.

Cette confiance en soi retrouvée grâce a Internet procure a ces populations des marches a forte croissance un nouveau moyen d’expression. 44 % des adeptes d’Internet en Turquie rédigent leur propre blog chaque semaine, suivis par 43 % en Chine et au Mexique et 39 % en Inde. Dans les pays développes**, le seul marche qui partage cette tendance et communique massivement par le biais du Web est l’Italie, avec 40 % des internautes qui mettent a jour leur blog chaque semaine, pour 14 % aux États-Unis et au Royaume-Uni et 10% en France.

« Nous avons constate qu’Internet peut créer de fortes dépendances. Nous recensons parmi les utilisateurs les plus férus, les populations des marches où l’accès à Internet était par le passe restreint. Des lors que les infrastructures voient le jour, elles sont prises d’assaut », affirme Frédérique Bonhomme, Directrice de Projet au sein de la Digital Factor chez TNS Sofres. « Comprendre ce rapport émotionnel à Internet peut être une grande opportunité pour les entreprises qui souhaitent développer leurs activités en atteignant les consommateurs de nouveaux marches. »

Le Web plus attractif que la télévision

Le temps passe sur le Web à un fort impact sur la consommation d’autres medias. Avec le développement de l’accès a Internet, la télévision perd peu a peu de son attrait. En Chine et au Brésil, environ 20 % des internautes se connectent chaque jour au lieu de regarder la télévision. Inversement, lorsque les infrastructures du Web n’en sont qu’au stade de développement, la télévision reste le media favori au quotidien (ex. Egypte, Thaïlande et Philippines) ***.

« Par le passé, les marques ne donnaient pas la parole aux consommateurs. Maintenant, elles doivent nouer le contact avec eux », déclare Frédérique Bonhomme. « Ce revirement de tendance dans le mode de consommation des medias, passant de la télévision passive aux recherches actives et publications de commentaires sur le Web, représente une réelle opportunité pour les marques a mémé de comprendre ce changement et de développer des moyens appropries pour interagir dans cet environnement ».

Le mobile, catalyseur du développement des services en ligne

Le haut débit mobile s’est révélé un élément central dans le développement de l’accès a Internet, sur de nombreux marches a forte croissance. Si seulement 36 % des personnes interrogées dans le monde par TNS se sont connectées a Internet depuis leur téléphone portable au cours de la semaine précédant l’enquête, les pourcentages sont bien plus élevés en Chine (49 %), à Singapour (53 %) et en Afrique du Sud (68 %)****.

« Permettre aux gens d’accéder à Internet directement depuis une connexion mobile à une forte incidence sur leurs comportements et leur attachement au Web. Ces personnes combinent les bénéfices d’Internet aux autres possibilités offertes par le terminal mobile », commente Frédérique Bonhomme.

De nouveaux utilisateurs que les marques devront toutefois ménager

Les utilisateurs d’Internet dans les marchés à croissance rapide figurent également parmi les plus prompts à adopter de nouveaux produits et services. Dans le monde, seuls 9 % des internautes qui n’utilisent pas les services bancaires en ligne l’envisagent. En revanche, ce chiffre atteint 20 % au Chili, 24 % au Vietnam et jusqu’à 62 % au Nigeria. D’autres services présentent un fort potentiel dans les marches à forte croissance. Il s’agit notamment de la catch up TV : 27 % des utilisateurs d’Internet en Inde, 29 % au Vietnam, 30 % au Brésil et en Indonésie souhaitent revoir sur Internet des programmes déjà diffusés à la télévision (vs 22 % en moyenne dans le monde).

« L’engouement pour Internet dont font preuve ces nouveaux adeptes ouvre la porte à un vaste marché pour les marques et les entreprises qui comprendront ces attentes. Cependant, bien que notre étude identifie des opportunités, elle s’accompagne également d’une mise en garde. Les consommateurs des marchés les plus développés sont déjà inondés par les très nombreuses sollicitations des marques via les réseaux sociaux. Les entreprises doivent trouver le moyen d’émerger de ce « bruit digital » en adoptant des approches personnalisées en fonction des attitudes et des comportements des utilisateurs d’Internet selon les différents marchés », conclut Frédérique Bonhomme.

Frédérique Bonhomme, Directrice de Projet au sein de la Digital Factor, TNS Sofres

* Marchés à forte croissance : Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Egypte, Estonie, Ghana, Hongrie, Inde, Indonésie, Kenya, Malaisie, Mexique, Maroc, Nigéria, Ouganda, Pakistan, Pérou, Philippines, Pologne, Roumanie, Russie, Tanzanie, Thaïlande, Turquie, Ukraine, Vietnam.

**Marchés développés : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Hong Kong, Irlande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Singapour, Slovaquie, Suisse, Suède, Taiwan, République Tchèque, Royaume-Uni.

*** Consommation journalière de médias (pour les utilisateurs d’Internet) : Égypte Thaïlande Philippines (TV – 91 % ; Internet comme loisir – 62 %) (TV – 88 % ; Internet comme loisir – 64 %) (TV – 89 % ; Internet – 38 %)

**** Accès hebdomadaire à Internet par moyen de connexion (utilisateurs d’Internet) : Afrique du Sud Nigéria, Kenya (PC – six heures par semaine ; téléphone portable – sept heures par semaine) (PC – six heures par semaine ; téléphone portable – onze heures par semaine) (PC – cinq heures par semaine ; téléphone portable – six heures par semaine)

Ces résultats sont issus de l’étude “Digital Life”, l’étude qui offre la vision la plus complète des comportements et des attitudes en ligne de plus de 72 000 consommateurs dans 60 pays, et dont un premier volet a été dévoilé en novembre 2011.
Retrouvez les données et résultats clés sur : www.tnsdigitallife.com.

5 RAISONS DE REMPLACER VOTRE INTRANET PAR UN RESEAU SOCIAL D’ENTREPRISE Posté le Aucun commentaire

Beaucoup d’entreprises réalisent qu’un milieu de travail collaboratif est aussi un milieu de travail plus productif, où les employés coopèrent davantage et connaissent une satisfaction accrue dans leur travail. Pour créer un milieu de travail collaboratif, certaines organisations choisissent de mettre en place un réseau social d’entreprise, tandis que d’autres comptent sur leurs intranets existants pour accéder et partager l’information.

SQLI, société française de services et d’ingénierie informatique (SSII) est un bon exemple d’une entreprise devenue plus collaborative. Sa transition vers un milieu de travail collaboratif illustre bien les 5 raisons pour lesquelles un réseau social d’entreprise fonctionne mieux qu’un Intranet pour la collaboration interne.

1. Cultivez une communauté pour votre entreprise

Un réseau social d’entreprise crée un environnement où les employés sont connectés et travaillent ensemble. L’engagement des employés instaure une culture d’entreprise basée sur le travail en équipe. A l’inverse des Intranets qui n’ont pas les outils de réseautage nécessaires: les équipes sont souvent éloignées et travaillent seules. Il n’y a aucun esprit d’équipe.

Les 2100 salariés de SQLI dispersés à travers la France, la Suisse et le Benelux sont tous connectés à la même plate-forme. Comme une équipe, ils échangent des idées, partagent des histoires et débattent, etc. Ensemble, ils forment une communauté unique.

2. Travaillez avec vos collègues en temps réel

Avec un réseau social d’entreprise, toute l’activité interne a lieu en direct et en temps réel. Les employés répondent plus rapidement aux questions, ils en font plus en moins de temps grâce aux discussions en temps réel et autres applications collaboratives. Les employés de SQLI bénéficient d’un accès instantané à des ressources importantes, et peuvent ainsi rester à la tête de plusieurs projets dans des espaces de travail créés pour collaborer avec d’autres départements et services.

A l’inverse, les Intranets sont des outils passifs, principalement utilisés pour l’hébergement de la documentation. En l’absence de modules communautaires pour partager facilement l’information et communiquer au sein des équipes, l’engagement personnel n’est pas encouragé.

3. Améliorez la façon dont votre entreprise fonctionne de l’intérieur

Pour que votre entreprise fonctionne bien, vous pouvez établir des processus et des politiques utilisant une solution collaborative. Par exemple, les employés de SQLI ont accès à une base de connaissances collaborative; les responsables des ventes restent compétitifs grâce à l’accès à l’information sur les grands comptes, et les employés travaillent ensemble plus rapidement dans des espaces de travail collaboratifs. Avec une seule plate-forme pour tous, les tâches sont synchronisées et l’activité en réseau reste dans l’entreprise.

Avec un Intranet, il n’y a aucune interaction entre les employés et l’accès aux informations clés n’est pas aussi immédiat qu’avec un logiciel de RSE. Et souvent, les employés sont obligés d’utiliser les réseaux sociaux en dehors de l’organisation, ce qui fait courir des risques de confidentialité et de sécurité à l’entreprise.

4. Faites de vos employés le centre de votre organisation

Un réseau social d’entreprise réunit les personnes talentueuses de votre organisation et leur donne des outils pour innover et collaborer sous le même toit. Et ce sont les conversations, les tâches et les priorités des employés qui dictent la réussite globale d’une entreprise. Grâce au logiciel de RSE, SQLI a sa propre communauté fondée sur la transparence, la méritocratie, et la collaboration.

Alors que les RSE sont centrés sur l’utilisateur, très souvent il n’y a que quelques membres de l’organisation qui contrôlent les informations stockées sur l’Intranet de l’entreprise et leur accès. Et contrairement à un réseau social d’entreprise, un intranet n’est pas un endroit où les idées sont partagées et les talents maximisés.

5. Créez un même espace pour tous

Faire basculer l’activité interne de votre entreprise vers un milieu de travail collaboratif est une excellente façon de garder votre entreprise organisée et en ordre. C’est le seul endroit où les Ventes et le Marketing peuvent vivre en harmonie. (Vous en saurez plus très bientôt!). Le réseau social privé de SQLI fournit un espace où les équipes partagent l’information, identifient les bons experts, créent des équipes projet, et construisent des propositions. Ils ont un espace de travail tout-en-un.

Un Intranet est incapable de donner ce niveau d’agilité et de connectivité. En fait, les Intranets sont historiquement cloisonnés. Certaines entreprises ont même plusieurs Intranets pour leurs différents départements, ce qui maintient des équipes décousues.

Et pourquoi les Intranets ne sont plus à la page ?

La réponse est simple: les Intranets n’ont jamais été conçus pour être social. Ce n’est pas dans leur ADN. Ce sont des outils passifs principalement utilisés pour héberger de la documentation. Comme très souvent il n’y a que quelques membres qui contrôlent les informations stockées sur l’Intranet et leur accès. Les Intranets n’ont tout simplement pas les outils de collaboration et de communication que les gens – en dehors de l’entreprise – utilisent pour travailler ensemble plus rapidement et efficacement.

En adoptant un réseau social, SQLI a réussi à connecter ses employés et ses équipes dispersés et à mettre le talent au cœur de l’entreprise. Les réseaux sociaux transforment notre façon de travailler et de s’engager, il est peut-être temps pour vous d’envisager un outil de collaboration plus efficace.

Julie Bohannon, Consultante Marketing, BlueKiwi