UN MONDE QUI CHANGEPosté le 2 novembre 2011 Aucun commentaire

Lors de la dernière édition d’Empreintes, le Forum international pour le futur des marques à Bordeaux les 20 et 21 octobre, les intervenants et le public de professionnels présents ont tenté de percer la nature des nouveaux business modèles face à une grave crise économique et à une sévère crise de confiance en l’avenir.

Dans ce monde qui progresse à grande vitesse, le rapport de force entre pays matures et pays émergents a changé de nature et a stimulé les échanges et les points de vue pendant les deux jours de débats. Si la tentation du repli nationaliste a été suggérée par certains participants (rares faut-il le préciser), tous ont été d’accord sur la nécessité d’ouverture plus grande, mais avec une globalisation mieux partagée tout en étant mieux régulée. Une réalité imparable face aux nouveaux rapports de force qui s’instaure en le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest.

Une récente étude d’Ernst & Young vient corroborer cette situation. Elle rapporte que la croissance des émergents a été en moyenne de 5,4% sur les dix dernières années (trois fois plus forte que celles des pays dits développés) et que 25 pays vont représenter les trois quarts des créations d’emplois dans le monde en 2020. Ces 25 pays se situent en Asie (Chine, Thaïlande, Corée, Inde…) bien sûr, mais aussi en Afrique (Nigéria, Ghana, Afrique du Sud…) , au Moyen Orient (Egypte, Qatar…), en Europe de l’Est (Pologne, République Tchèque…) et en Amérique du Sud (Brésil, Colombie…).

Ces pays émergents vont aspirer les nouveaux emplois et la croissance mondiale, mais ils sont aussi de formidables opportunités pour les entreprises occidentales qui y sont déjà implantées ou sont en passe de l’être. Et il s’agit de ne pas rater le train : ces pays progressent aussi sur le plan social avec un fort développement d’une classe moyenne avide de consommer. Ernst & Young souligne que les exportations des pays riches vers les pays émergents va passe de 9 500 milliards de dollars par an aujourd’hui à plus de 17 600 milliards en 2020.

Lors des débats sur la thématique, les intervenants ont insisté sur l’étude précise de chacun des marchés à explorer, mais aussi sur la nécessité de calculer les risques en anticipant le plus possible les éventuels problèmes géopolitiques, sociaux, législatifs… Sachant qu’il n’existe pas de zones sans risque zéro. Ils ont aussi recommandé d’éviter peut-être les BRIC déjà très investis, en jouant la carte de la proximité. En Europe, des pays affichent de fortes croissances : la Pologne, l’Irlande, l’Islande, l’Estonie, la Norvège et la Turquie, autant de nouveaux tigres qui rugissent malgré la récession latente.

Dominique Cuvillier, Commissaire délégué d’Empreintes, le Forum international pour le futur des marques

Ajouter un commentaire